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L'avenir est métis

 
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MéliA438
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MessagePosté le: Lun 19 Jan 2009, 21:48    Sujet du message: L'avenir est métis Répondre en citant

MÉTISSAGE
L'avenir est métis

700 millions de métis, et moi, et moi, et moi… 


> S’accrocher à un quota d’étrangers? Absurde. Le métissage des populations européennes est une longue tradition et l’avenir démographique du continent.
> Reportage à Londres, première ville du Vieux Continent où, dès 2010, les gens de couleur devraient être plus nombreux que les Blancs.
> Êtes-vous Cablinasian ou Genoivoirindien?» Portrait en pied de quelques modèles de population mondiale, arc-en-ciel, mixte, globale.

Benoît Couchepin
Le 28 septembre 2000

Bâtard, une insulte? Ailleurs peut-être; pas en Europe, pas en Suisse. Et pour cause. Sur ce petit cap de l’Asie, entre les Pouilles et les plaines rhénanes, de la Bretagne à l’Oural, le métissage est une longue tradition. Nos grands-pères venaient de moins loin. C’est tout. Qui ne réunit pas, en Suisse, une bonne pinte de sang latin, quelques gouttes d’hémoglobine germanique, une pincée d’origines saxonnes et deux doigts de racines françaises? Demain, ce sera l’Asie, l’Amérique (juste retour des choses) et l’Afrique. La couleur change, pas le métis. Même les miss et les misters, qui sont à l’orgueil national ce que la médaille est à l’olympisme, présentent de plus en plus les traits plaisants du métissage.
Bref, écrire l’histoire de l’Europe, c’est détailler les ères du métissage. Croisements entre Grecs et Latins, Vandales et Gaulois, Angles et Saxons hier. Aujourd’hui, on est Sicilo-suisse, Tuniso-français, Turco-allemand. Et demain, on sera Sino-suédois, Brésilo-belge.

Car il est là, le nœud du problème: hors la démographie et l’économie, point de salut: «Le départ progressif à la retraite des enfants du baby-boom suscitera inévitablement une hausse de demande de main-d’œuvre étrangère», explique Philippe Wanner, du Forum suisse pour l’étude des migrations. «En France, au cours du siècle, les plus forts courants migratoires - de 1920 à 1930 et de 1956 à 1973 - ont correspondu aux périodes de croissance économique et de pénurie de main-d’œuvre», renchérit Fabienne Daguet, démographe à l’INSEE à Paris.
En clair, ce ne sont pas les mouvements migratoires qui évoluent. Ce sont les populations migrantes. Il y a vingt ans, les régions du sud de l’Europe étaient des zones d’émigration, devenues régions d’immigration. Et c’est en Europe centrale et orientale que se recruteront les migrants de demain. Bref on change les migrants mais on n’arrête pas les migrations. «A moins que la productivité augmente beaucoup, explique Philippe Wanner, ce qui paraît peu probable pour un pays comme la Suisse, dont l’économie repose fortement sur le tertiaire.» Et pas besoin d’être économiste pour savoir que le tertiaire est un secteur où la productivité est bien fonction des individus plutôt que des machines.

Productivité, main-d’œuvre et démographie ne sont pas tout et la fatalité économique n’est pas encore une politique. Avoir besoin des étrangers, ce n’est pas encore les aimer. «Même si ce n’est pas directement chiffrable, il est absolument essentiel à l’époque de la mondialisation de favoriser les échanges et l’ouverture, d’éviter qu’une société s’enferme, se replie sur elle-même», insiste Philippe Wanner. L’affirmation, pour convaincante qu’elle soit, n’est peut-être qu’un vœu pieux. Car il y a dans le refus d’un métissage pourtant présent dans toute l’histoire européenne, comme un refus du monde comme projet, comme horizon. Un village, un canton, un pays, c’est perceptible. Le monde, c’est trop grand et on attend encore un discours qui présente la mondialisation autrement que par les termes de flux ou de circulation.

Au bout du compte, les citoyens européens finiront par admettre, même en Suisse, que l’avenir du continent continue une histoire déjà longue qui est celle d’un gigantesque chaudron où bouillonnent des sociétés, des cultures et surtout des idées qui n’ont jamais cessé de s’entrecroiser, de s’influencer, de se «bâtardiser», même si ce fut sans doute à doses mieux contrôlées qu’aujourd’hui. «L’Europe, disait en substance Emmanuel Berl, c’est une idée plus qu’un continent.» Alors qu’importe la couleur des crânes qui la portent.

Courriel de l’auteur :benoit.couchepin@ringier.ch
Source : http://www.webdo.ch/hebdo/hebdo_2000/hebdo_39/39_politique_1.html


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MessagePosté le: Lun 19 Jan 2009, 21:48    Sujet du message: Publicité

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