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Une différente " Sortie du Placard "

 
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MéliA438
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MessagePosté le: Sam 20 Déc 2008, 01:32    Sujet du message: Une différente " Sortie du Placard " Répondre en citant

Une différente " Sortie du Placard "



Dimanche 29 février 2004, par Laurence 

A 78 ans, Essie Mae Washington-Williams révèle le nom de son père, un homme politique blanc d'après-guerre, raciste enragé, qui a abusé de la jeune domestique de la famille. Cette histoire présente bien des similitudes avec celles des lesbiennes et gais. Mensonges, secrets, contradictions, ce qui caractérisait la vie des racistes américains est encore présent chez les lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres. Il faut s'en débarrasser pour retrouver la liberté.

Lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres, (LGBTQ) proclament quotidiennement la vérité sur ce qu'ils sont malgré les représailles qui pourraient s'ensuivrent. L'histoire de nos sexualités est plus lisible dans nos actes courageux quotidiens que dans le contenu des livres d'histoire de nos vies, et de nos mouvements de libération. L'effort continuel des LGBTQ à dire la véritable histoire de notre sexualité sera toujours enchevêtré dans les mensonges américains sur la sexualité. C'est le mensonge américain sur la sexualité qui enferme non seulement les personnes LGBTQ dans ses prisons de l'hétérosexisme, mais aussi les personnes de couleur dans ses prisons du racisme.

Le nom de mon père était Strom Thurmond


Essie Mae Washington-Williams, une enseignante retraitée de 78 ans, est un exemple classique de l'un de ces nombreux secrets, mensonges et contradictions dans l'histoire de la sexualité de ce pays. À la conférence qu'abritait un hôtel à Columbia, SC., le 17 décembre 2003, Washington-Williams a introduit sa présentation par ces mots : 'Le nom de mon père était Strom Thurmond.'
Strom Thurmond ou 'Ol'Strom',a été était un raciste enragé pendant toute sa carrière. La plate-forme ségrégationniste loyale l'a transformé en héros national pendant la Convention Démocratique Nationale de 1948. À cette Convention, Thurmond et d'autres démocrates ségrégationnistes du Sud formèrent la Dixiecrat Party 1 [1]où Thurmond devint candidat à la présidence. En approuvant le système ségrégationniste, la plate-forme de la Dixiecrat Party avait proclamé orgueilleusement : 'Nous nous déclarons pour la ségrégation des races et l'intégrité raciale de chaque race'. Cette plate-forme était en opposition avec l'agenda des droits civils du Président Harry Truman.
Pendant que Thurmond épousait la suprématie blanche dans la sphère publique, il a consensuellement couché avec les femmes noires ou les a forcément violé dans la sphère privée. Et ces paroles infâmes, 'toutes les baïonnettes de l'Armée ne peuvent pas forcer le Nègre dans nos maisons' sont revenues pour le hanter dans sa mort.

Le pouvoir des hommes blancs sur le corps des femmes noires


Les rumeurs ont circulés pendant la vie de Thurmond qu'il serait le père d'enfants bi-raciaux - appelés mulâtres - une histoire devenue familière dans le Sud des États-Unis. L'annonce de Washington-Williams, vient non seulement mettre fin à cette éternelle rumeur, mais aussi exposer la laide et sordide histoire sexuelle et raciale des États-Unis ; le pouvoir et privilège asservissant que les hommes blancs ont eu sur les corps des femmes noires.
À 16 ans, une domestique, Carrie Butlet la mère de Washington-Williams, avait été envoyée travailler chez les Thurmond, l'une des plus riches familles de la Caroline de Sud. Thurmond, juste 22 ans, fraîchement sorti de l'université et maître d'école, avait été soupçonné d'avoir une 'affaire' avec sa domestique. Mais cette 'affaire' suscite plusieurs questionnements en moi : une jeune femme noire domestique dans une famille blanche du Sud pendant l'ère de Jim Crow 2 [2] aux Etats-Unis pouvait-elle ne pas consentir aux avances du fils libidineux de ses employeurs sans subir des représailles contre elle et sa famille ? Une relation mutuelle pouvait-elle exister dans un milieu de race, d'âge, de classe et d'inégalités de genres aveuglantes que confrontaient Thurmond et la mère de Essie Mae Washington-Williams ? L'interaction entre Thurmond et Carrie Butler fut-elle appelée 'affaire' afin d'ignorer non seulement les codes de Jim Crow en vigueur en Caroline du Sud en 1925 ; ou d'effacer la domination sexuelle que les jeunes hommes blancs du Sud exerçaient sur les femmes noires comme pendant l'esclavage ?
Le romancier Mississippien William Faulker a écrit à propos du Sud, et il connaissait son cœur, âme et caractère lorsqu'il a dépeint ses troublantes histoires de race et de relations sexuelles. Faulker a écrit : 'Le passé n'est jamais mort. Il n'est même pas passé.' Edward Ball, l'auteur de Slaves in the Family, a déclaré au New York Times, 'le cas typique c'est que le fils du maître de la maison teste sa sexualité sur une vulnérable jeune femme dans la maison du maître. C'est exactement ce que fit Thurmond'.
Tout tribunal qui rendrait justice pourrait comprendre que l'élément du viol statutaire est présent dans 'l'affaire' qui lie Thurmond et Butler. Toutefois, comme s'il s'agissait d'un rituel de passage, les jeunes hommes blancs avaient souvent eu leurs premières expériences sexuelles avec les femmes noires et, continuaient à semer leur avoine sauvage en elles pendant et après le mariage blanc.

Une hypocrisie très répandue


Dans Incidents in the Life of the Slave Girl, Linda Brent est violée par un homme blanc nommé M. Sands pour éviter de futurs abus sexuels par son maître Dr Flint. Et, comme Thurmond, Sand s'est occupé de ses enfants bi-raciaux, mené une vie publique 'respectable' avec sa femme blanche, et Brent comme la mère de Washington-Williams n'a pas révélé publiquement sa relation - une forme 'd'arrangement entre les hommes d'honneur' et la vielle pratique sudiste.
Thurmond n'est pas le seul ségrégationniste à avoir épousé la suprématie blanche dans la vie publique tout en couchant au moins avec une femme noire dans la vie privée. Thomas Jefferson (1743-1926), notre troisième président américain et auteur de la Déclaration de l'Indépendance était un grand opposant du métissage surtout en terme des relations entre Noirs et Blancs. Dans son opposition au métissage des races il déclara : 'Leurs (Africains-Américains) mélange avec d'autres couleurs produit une dégradation qu'aucun amoureux de ce pays, aucun amoureux de l'excellence du caractère humain ne saurait innocemment approuver'.
Comme ce pays vient de le découvrir par les tests génétiques, Thomas Jefferson a eu une relation pendant 38 ans avec son esclave-maîtresse Sally Hemings (1773-1836) trente ans plus jeune que lui, de qui il fut le père d'au moins un enfant, le plus jeune nommé Eston. Les tests génétiques confirmant que Eston était le fils de Jefferson, les historiens ont conclu que Jefferson était le père de tous les sept enfants de Hemings : Thomas Jefferson Hemings né en 1790, Harriet Hemings I née en 1796, Beverley Hemings 1798, Thenia Hemings 1799, Harret Hemings II 1801, Madison Hemings 1805, et Aston Hemings 1808.

Peur et fascination engendrent mensonges et contradictions


Il existe deux caractéristiques communes aux sexualités des Africains-Américains, hommes et femmes : L'exploitation et la violence sexuelle. Toutefois, il devrait être souligné que, l'exploitation et la violence sexuelle contribuent à la fois à la construction des sexualités des Noirs ; au contrôle et à l'organisation des sexualités des femmes blanches, des autres personnes de couleurs et LGBTQ.
Le problème adressé dans cette 'affaire' entre Thurmond et Butler est celui mentionné à mi-voix mais jamais entièrement exploré qu'est la peur des hommes Blancs, la fascination et l'attirance vers la sexualité des Noir(e)s. Commentant sur l'appétit sexuel des hommes blancs, Ball indique qu' 'Il y avait cette incontrôlable, inconsciente attirance vers l'autre ; les personnes noires. Je crois qu'il y avait vaguement un peu de Storm Thurmond dans plusieurs cœurs des blancs.'
Ceci est similaire à la peur de plusieurs hétérosexuels, fascination et attraction envers les LGBTQ. Et la façon dont les membres d'un groupe dominant cachent leurs pulsions sexuelles et leur violence envers nous se dévoile par les mensonges, secrets et contradictions de leurs vies publiques et privées.

Sortir du placard


Sortir du placard est un acte dangereux. Ceux d'entre nous qui l'avons fait savent à quoi ça ressemble – la peur mais aussi le goût de la liberté. À une salle pleine de reporters, Washington-Williams a dit : 'Enfin, je me sens complètement libre.'
Il a fallu 78 ans à Essie Mae Washington-Williams pour se libérer des mensonges, secrets et contradictions qui ont enseveli sa vie d'enfant illégitime de Storm Thurmond. Son histoire nous apprend que, nous qui sommes hors-la loi à cause de notre orientation sexuelle ou à cause de l'histoire sexuelle que nous héritons devons nous séparer des mensonges, secrets et contradictions qui emprisonnent nos vies. Par Irène Monroe [3] revimonroe@earthlink.net Traduit de l'anglais par Sybille N. Nyeck


[1] Parti ségrégationiste qui prônait la supériorité de la race Blanche
[2] Le terme "Jim Crow" serait apparut dans les années 1830. Le personnage crée par le chanteur au masque noir Thomas " Daddy " Rice dans sa chanson " Jump Jim Crow " était un celui d'un viel homme noir estropié ridicule par ses chansons et sa dance. L'expression " Jim Crow " a été reprise plus tard par les ségrégationnistes qui ont aussitôt assimilé le personnage à la vie des nègres. Les codes de " Jim Crow " représentent un ensemble de lois d'appartheid qui avait été reconnues par le Cour Suprême des États-Unis d'Amérique du 19e siècle.texte de la note
[3] Irène Monroe est boursière de Ford Foundation et étudiante en doctorat à Havard Divinity School USA. Ses articles sur la 'théologie publique' se trouvent sur Witness Magazine.



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ð«VersEau»ð
Envoyé : 2007-08-28 21:20
Le révérend Al Sharpton apparenté à Strom Thurmond, sénateur blanc ségrégationniste ?


Le révérend Al Sharpton, figure emblématique de le communauté afro-américaine, est celui qui a notamment apporté son soutien et son aide à Nicole Paultree-Bell, cette jeune mère de deux enfants qui a perdu courant novembre 2006 son fiancé Sean Bell la veille de leur mariage, la police lui ayant tiré dessus.

Le révérend afro-américain n’a pas caché sa surprise à l’annonce d’une parenté avec Strom Thurmond. Dimanche 25 février, cet activiste des droits civiques se disait publiquement choqué d’apprendre qu’il serait lié par la parenté au sénateur, fervent défenseur de la ségrégation, mort à 100 ans en 2003, et qui pourtant a eu une fille métisse !

En 1948 par exemple, lorsqu’il se présenta à la présidentielle, il fit de la préservation du système ségrégationniste une de ses promesses électorales. En 1957, il fit obstruction pendant plus de 24 heures à un projet de loi sur les droits civiques. Vers la fin de son existence, il semblait être devenu plus modéré sur ses positions raciales. Démocrate au départ, il bascula dans le camp républicain en 1964.

Selon les résultats d’études généalogiques publiés dimanche dans le Daily News, Coleman Sharpton, arrière grand-père du révérend, étaient un esclave possédé par Julia Thurmond, dont le grand-père était l’arrière-arrière-grand-père du ségrégationniste Strom Thurmond. Coleman Sharpton fut affranchi par la suite et devint un Noir libre.

L’affaire aurait commencé quand le site Ancestry.com a contacté un journaliste de Daily News, qui a accepté qu’on fasse son propre arbre généalogique. Par la suite, le journaliste aurait demandé au révérend s’il voulait participer, demande à laquelle le révérend aurait répondu par l’affirmative.

Les généalogistes, qui travaillaient bénévolement, se seraient basés sur une variété de documents et archives liés au recensement, à des actes de mariage et de décès.

Le révérend Al Sharpton, aspirant à la présidentielle américaine en 2004 sous l’étiquette de justice raciale, est allé jusqu’à dire que cette nouvelle était probablement la chose la plus choquante dans sa vie. Il a aussi indiqué qu’il avait rencontré le sénateur une seule fois, en 1991 lors d’une visite à Washington D.C avec feu James Brown, qui a connu Thurmond.

Selon le révérend, cette rencontre était pleine d’embarras et de gêne, ajoutant qu’il n’était aucunement heureux de rencontrer le sénateur ségrégationniste, à cause de ce qui il avait fait toute sa vie. Le révérend a d’ailleurs fait savoir qu’il voulait des tests d’ADN pour confirmer ou non la révélation des généalogistes et la véracité de cette parenté, information que Rachel Noerdlinger, sa porte-parole, a confirmé lundi 26 février à l’AP.

Du côté du sénateur Thurdmond, c’était aussi la surprise pour beaucoup, Doris Strom Costner, une cousine éloignée qui dit avoir connu le sénateur toute sa vie, affirmant n’avoir jamais entendu parler d’une telle chose. Les enfants du sénateur Thurmond avaient reconnu que ce dernier avait eu une fille métisse, Essie Mae Washington-Williams, dont la mère était femme de ménage dans la maison des parents de Thurmond.

On en pense quoi à Culturefemme.com ?
Une icône de la ségrégation raciale, qui comme on le sait prônait la séparation Noirs-Blancs en faisant au passage des Noirs des sous-hommes, qui serait peut-être apparenté à un activiste Noir, et de surcroît a fait un enfant à une Noire !

Une information à mettre d’urgence sous les yeux des universalistes forcenés qui pensent par exemple que sortir avec une personne de couleur différente, équivaut "automatiquement" et "systématiquement" à être vu comme ayant un esprit ouvert et tolérant. Ah la fameuse petite phrase : "Je sors avec un/une Noir/Noire, je ne suis pas raciste !".

Quel bel exemple qu’on peut fricoter avec ceux qu’on honnit, tout en prônant une idéologie raciste ou vis versa, on peut avoir des enfants bi-raciaux, tout en étant extrémiste. ©Culturefemme.com d’après AP
Posté par M.J le 28/02/2007
http://www.culturefemme.com/actualites/detail.php?id=6078




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MessagePosté le: Sam 20 Déc 2008, 01:32    Sujet du message: Publicité

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